À l’image de nos systèmes digestifs, les installations septiques doivent abriter une flore bactérienne optimisée pour faire correctement leur travail. Il n’est pas rare, toutefois, qu’un élément important de ces installations, la fosse septique, ne fonctionne pas à son plein potentiel.

D’autres éléments du système deviennent alors défaillants. Une trop grande consommation d’eau contribue souvent à altérer l’équilibre du processus de décomposition initiale, et cela a des répercussions négatives sur l’environnement en bout de piste.

Une efficacité à surveiller 

Les propriétaires de maisons isolées doivent savoir qu’une installation septique doit être périodiquement inspectée et entretenue pour demeurer conforme à la réglementation québécoise (Q-2, r. 22 Évacuation et traitement des eaux usées). 

La sollicitation de ce type de système influence son efficacité et sa durée de vie, laquelle n’excède pas en général une vingtaine d’années. Inutile d’ailleurs de tenter d’augmenter sa longévité par l’injection de bactéries ou d’air afin de redynamiser le champ d’épuration; l’effet est de très courte durée. De plus, tout traitement incluant notamment des additifs ou du peroxyde d’hydrogène est déconseillé par le MELCC. 

La capacité «digestive» d’une installation septique est en relation directe avec la quantité d’eau qui y arrive dans une période de temps donné. Une consommation d’eau élevée en un relativement court laps de temps (souper, vaisselle, lavage, bains, douches…) fait en sorte que les eaux usées demeurent moins longtemps dans la fosse septique. La décantation et l’effet des microorganismes qui s’y trouvent sont alors diminués. Ce qui a un impact également négatif en aval dans le système.

Laisser le temps au processus d’agir

Il faut comprendre que la fosse septique, en béton, en plastique ou en fibre de verre, agit en première ligne. Elle a été conçue pour faire un prétraitement bactérien qui forcent les liquides, les solides et les matières grasses à se séparer. L’apport fluide entre ensuite dans un réseau de tuyaux perforés placés sur un lit de pierres et recouverts de terre. 

C’est le champ d’épuration. Les bactéries, virus et contaminants y sont biodécomposés avant que l’apport ne percole dans le sol. Dès lors, si trop d’eau arrive rapidement dans la fosse septique, le premier traitement perd de son efficacité et, par conséquent, trop de matières se retrouvent dans le champ d’épuration, ce qui est susceptible de provoquer l’obstruction des tuyaux ainsi qu’une diminution de son rendement et de sa durée de vie.

Les eaux usées devraient demeurer au moins 24 heures dans la fosse pour que toute l’installation septique soit pleinement efficace. Or, une consommation d’eau inadaptée, c’est-à-dire importante et concentrée dans le temps, force les eaux usées à quitter la fosse prématurément. Il importe donc de diminuer cette consommation, mais aussi de l’échelonner. 

Par ailleurs, il faut aussi éviter que des cheveux, papiers essuie-tout, couches, litières, condoms, serviettes hygiéniques, soies dentaires, etc., n’aboutissent dans la fosse septique, car ils se décomposent peu ou pas. 

Expert en installations septiques, Fosse Septique Sanibert vous rappelle également de ne pas «donner» à votre installation septique des produits détersifs ou javellisant, des pesticides, des insecticides, peintures, solvants et médicaments. Ce sont des produits néfastes à sa flore bactérienne.